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Contexte
Polluants majeurs

Définition

CONTEXTE

La qualité de l’air s’est (notablement) améliorée dans la plupart des villes, au cours des dernières décennies. La pollution de l’air visible (fumée, poussière, smog) a été réduite dans de nombreuses villes grâce aux initiatives locales, nationales et européennes. Dans certaines conditions, la pollution peut se dégrader fortement: au cours d’accidents industriels ou d’épisodes de pollution. C’est heureusement peu fréquent. La pollution chronique, respirée quotidiennement par la population, a le plus d’impact sur la santé.

Dans un grand nombre de villes européennes, la qualité de l’air est donc surveillée de près. Et dans la plupart d’entre elles, la pollution d’origine industrielle a fortement diminué, contrairement à celle liée au trafic routier. La qualité de l’air est ainsi une problématique commune à presque toutes les grandes agglomérations.



POLLUANTS MAJEURS

On connaît bien les thèmes du réchauffement climatique, des pluies acides et du trou de la couche d'ozone. Mais ces problèmes peuvent sembler très éloignés de la vie quotidienne dans nos villes. Par contre, le thème de la pollution de l'air concerne directement les citoyens, les experts de la santé et les décideurs politiques, car elle a un impact sur la santé humaine. L'activité économique est concentrée sur les secteurs urbains qui abritent près de 80% de la population européenne. Les axes routiers, souvent proches de zones résidentielles, sont les plus importantes sources de pollution. Les zones industrielles sont quant à elles souvent éloignées de l'habitat, mais les polluants se déplacent parfois sur de longues distances. L'industrie peut donc contribuer directement ou indirectement à la dégradation de la qualité de l'air ambiant.

La pollution de l'air provoque des effets sur la santé et des effets sur l'environnement. Les polluants majeurs qui posent actuellement problème sont présentés ci-dessous. Les gaz à effet de serre, qui ne font pas l’objet de ce site, ne sont pas mentionnés ici même s’ils ont souvent la même origine (plus d'informations sur les gaz à effet de serre).


Les particules (PM10 et PM2,5)

De composition physique et chimique variée, de source et de taille différentes, les particules qu’on trouve dans l’air sont complexes. On distingue les particules PM10 (de taille inférieure à 10 µm) et les particules PM2,5 (inférieures à 2,5 µm). Les plus fines sont néfastes pour la santé car elles peuvent pénétrer profondément dans l’appareil respiratoire. Les particules plus grosses se déposent sur le sol par sédimentation et ne sont pas forcément inhalées. La principale source de particules PM10 et PM2,5 dans les villes européennes est le trafic routier, en particulier les véhicules diesel. Les valeurs limites sont rarement atteintes.


Les oxydes d'azote (NOx)

Le terme "oxydes d'azote" (NOx) est utilisé pour décrire un mélange de monoxyde d'azote (NO) et de dioxyde d'azote (NO2). Ces gaz proviennent de la réaction entre l'oxygène et l'azote de l'air. Le NO est produit en plus grande quantité que le NO2, mais il s'oxyde en NO2 dans l'atmosphère. Le NO2 est un gaz irritant pour les bronches. Les niveaux réglementaires pour le dioxyde d'azote sont souvent atteints et parfois dépassés dans beaucoup de villes européennes. Les NOx sont émis lors des combustions fossiles que l'on trouve dans certains transports, procédés industriels, ou centrales d'énergie.


L'ozone (O3)

L'ozone (O3) que l'on trouve dans l'atmosphère n'est pas émis directement dans l'air, contrairement aux autres polluants mentionnés. C'est un polluant secondaire issu d'une réaction entre le dioxyde d'azote, les hydrocarbures et le rayonnement solaire. A cause du déplacement des masses d'air, les niveaux d'ozone les plus élevés ne sont pas dans les zones urbaines (où une quantité importante de NO est émise par les véhicules), mais dans les zones rurales. L'action des rayons UV solaires provoque la formation de l'ozone. C'est donc un polluant essentiellement estival, observé lors d'un temps chaud et ensoleillé.


Les hydrocarbures (HC) et les composés organiques volatiles (COV)

Les hydrocarbures (HC) font partie d'un groupe de polluants plus large appelé composés organiques volatiles (COV). Ils sont uniquement composés d'hydrogène et de carbone, tandis que les COV contiennent d'autres éléments. Ils sont produits par la combustion incomplète de carburants, ou par leur évaporation. Cette famille regroupe plusieurs centaines de composants aux propriétés très variables. Certains, comme le benzène, sont cancérigènes ; certains sont toxiques ; d'autres n'ont aucun effet sur la santé.


Le dioxyde de soufre (SO2)

Les combustibles fossiles contiennent des traces de composés soufrés, et le SO2 est produit par leur combustion. La majeure partie du SO2 rejeté dans l'air provient des industries, la contribution des transports est faible (excepté le transport maritime). L'exposition au SO2 peut provoquer une irritation des voies respiratoires. Le SO2 est aussi responsable de l'acide sulfurique, créé par certaines réactions atmosphériques, qu'on retrouve dans les pluies acides. D'autre part, les particules de sulfate d'ammonium sont les particules secondaires les plus abondantes dans l'air.


Le monoxyde de carbone (CO)

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz incolore et inodore, produit par les combustions incomplètes de produits à base de carbone, dont la plupart des combustibles utilisés dans les transports. C'est un gaz toxique qui se fixe à la place de l'oxygène sur l'hémoglobine du sang. Cependant, même dans les centres urbains très fréquentés, les concentrations de CO dépassent rarement les normes recommandées pour la protection de la santé.



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